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78 % des poissons trouvés sur les étals de Haute-Loire sont pêchés de manière non durable

Date : 13/10/2020 | Mise à jour : 25/10/2020 11:05
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Notamment du fait de l’utilisation du chalut, très majoritaire dans les relevés de l'UFC43. On trouve aussi des espèces en période de reproduction au moment de l’enquête (lieu noir, baudroie, merlu et hareng), participant ainsi à la fragilisation de ces stocks.

L’UFC Que choisir de Haute Loire publie une étude sur la durabilité du poisson, démontrant que la grande distribution et les poissonneries de Haute-Loire n’ont pas mis en place de véritable politique de protection des ressources, notamment en s’évertuant à utiliser massivement le chalut.
"Face à l’irresponsabilité des professionnels et des distributeurs et à la complaisance des pouvoirs publics," l’UFC Que Choisir de Haute-Loire appelle les consommateurs à dire #OnVeutPlusDuChalut en choisissant des poissons pêchés avec des méthodes plus durables et demande aux pouvoirs publics de créer un étiquetage sur la durabilité de la pêche enfin compréhensible.

L'enquête sur les poissonneries et grandes surfaces a été réalisée par les bénévoles de l'UFC Que Choisir de Haute-Loire entre le 25 janvier et 8 février 2020.

Une enquête dans huit poissonneries de quartiers et rayons poissonneries des supermarchés et hypermarchés

Malgré les quotas de pêches instaurés il y a plus de 30 ans par la Politique Européenne de la Pêche (PCP), l’état des stocks de poissons dans les mers européennes reste très préoccupant : 88 % des stocks de poisson sont actuellement surexploités ou voient leur capacité à se reconstituer menacée selon l’Agence Européenne pour l’Environnement.
Pour faire toute la lumière sur les pratiques des professionnels du département en matière de durabilité du poisson, l’UFC Que Choisir de Haute-Loire est allée sur le terrain en enquêtant dans huit poissonneries de quartiers et rayons poissonneries des supermarchés et hypermarchés, pour relever les méthodes et les zones de pêche d’espèces menacés par la surpêche : baudroie, hareng, langoustine, lieu noir, maquereau, merlu, sardine et turbot.

78% de poissons non durables : le chalut, voilà l’ennemi !

Alors que la durabilité d’un poisson dépend tout à la fois de la bonne santé des stocks et des méthodes de pêche utilisées, les relevés de l'association au rayon poissonnerie montrent qu’au global 78% des poissons examinés sont pêchés de manière non durable, notamment du fait de l’utilisation du chalut, très majoritaire dans ses relevés.
Or, il est massivement non durable : le chalut retient quantité d’espèces non ciblées (ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité des cétacés) et, pour ce qui est du chalut de fond, il détériore fortement, en raclant les fonds marins, la flore et la faune marines. Si, dans de rares cas, le chalut peut être une méthode de pêche acceptable, l’information donnée aux consommateurs ne permet pas de les identifier facilement : en l’état actuel des choses, cette méthode est donc à bannir !

Espèces trouvées sur les étals : il n’y a plus de saisons !

Les relevés de l'UFC43 démontrent que 59 % des lieux de vente proposaient au moins une des quatre espèces en période de reproduction au moment de l’enquête (lieu noir, baudroie, merlu et hareng), participant ainsi à la fragilisation de ces stocks.  Décidée à obtenir une vraie durabilité du poisson frais et surgelé vendu dans le commerce, l’UFC Que Choisir demande aux pouvoirs publics de :
- Diligenter des contrôles sur la bonne application de la réglementation ;
- Défendre au niveau européen une gestion plus durable des quotas de pêche ;
- Créer un indicateur simplifié intégrant les trois dimensions de la durabilité : zone de capture, méthodes de pêche et saisonnalité.

Un appel au boycott

Dans cette attente, l’Association de Haute-Loire appelle les consommateurs à :
- Bannir de leurs achats les poissons pêchés au chalut ou dont la méthode de pêche n’est pas indiquée ;
- Diversifier leurs achats en privilégiant les espèces dont les stocks sont les plus fournis (par exemple sardines, merlan, hareng, anchois, maquereau) ou peu connus (vieille, plie, tacaud...) ;
- Proscrire les achats de poissons de grands fonds (notamment sabre noir, grenadier, lingue bleue) du fait de la grande fragilité de ces stocks.



Information extraite d'un communiqué de presse de l'UFV Que Choisir de Haute-Loire 


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Commentez

img_journalistejc le 26 octobre 2020 - 11h19
jc: faut pas pousser le bouchon trop loin!! faudra demander peut être à la vendeuse si dans la boite de sardines il y a des mâles et des femelles!!

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img_journalistepp le 25 octobre 2020 - 17h55
La grande distribution est en grande partie responsable . Aux consommateurs de questionner les personnes qui tiennent les rayons de poisson .

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