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300 militants contre les armes à Saint-Etienne: des incidents après un départ bon enfant

Date : 22/10/2016 | Mise à jour : 24/10/2016 11:07
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Le rassemblement était interdit par le préfet de la Loire mais il a eu lieu quand même ce samedi après-midi dans les rues de Saint-Etienne. Les manifestants sont partis de la place Albert Thomas vers 15h30. Quelques incidents ont eu lieu jusqu'à la nuit tombée.

Les manifestants, pour la plupart masqués, ont joué au chat et à la souris durant une bonne partie de l’après-midi avec les forces de police et de gendarmerie, venues en très grand nombre et avec le renfort d'un hélicoptère, dans le centre-ville de Saint-Etienne. L’objectif des manifestants d'extrême gauche était de se rendre à l’entreprise Verney Carron où est fabriqué le Flashball (boulevard Thiers). Le quartier du Marais a d'ailleurs été bouclé toute l'après-midi. Ce rassemblement national est organisé depuis la mort de Rémi Fraisse, sur le site du barrage de Sivens en 2014, pour dénoncer l’usage d’armes par les forces de l’ordre.

De nombreux tagues ont été inscrits sur des murs et commerces de la ville et du mobilier urbain a été vandalisé. Le monument aux morts de la place Fourneyron n'a pas non plus été épargné. Des distributeurs de banque ainsi que des horodateurs ont été mis hors service. Un flashball en carton sur lequel était inscrit : "Ce joujou tue et mutile" a été brulé devant l’entrée de l’ancienne Manufacture d’armes de Saint-Etienne, aujourd’hui Cité du design. Durant l’après-midi, la permanence de PS Loire, rue du Midi, a aussi été vandalisée par une poignée de manifestants. Aucune information sur d'éventuelles interpellations n'avait été communiquée samedi soir.

Réaction de Gaël Perdriau, la maire de Saint-Etienne:

"La Ville de Saint-Etienne portera plainte contre les auteurs de ces dégradations car les citoyens en ont assez d'être pris en otages par des groupuscules ayant érigé la violence en mode d'expression publique. Jusqu'au départ des "manifestants", les autorités de l'Etat doivent demeurer vigilantes afin d'assurer le maintien de l'ordre et je sais que Monsieur le Préfet saura se montrer attentif sur ce point. Enfin, je déplore les importantes dégradations infligées à la permanence du Parti Socialiste, quelque soient les désaccords que les manifestants peuvent avoir avec cette formation politique, le débat public ne peut se réduire à de telles démonstrations de violence".

Réaction du 1er secrétaire fédéral Parti socialiste de la Loire, Régis Juanico:

"En marge de la manifestation, interdite par la Préfecture de la Loire, du groupuscule "Désarmons la Police", les locaux de la Fédération de la Loire du Parti Socialiste ont été investis par effraction, puis complètement saccagés. L'ensemble du mobilier et du matériel informatique a été détruit, puis jeté à terre ou dans la rue. Des vols ont également eu lieu, pour un préjudice restant à évaluer. Les permanents fédéraux, salariés du PS Loire, présents sur les lieux ce samedi soir, ont été profondément choqués et affectés de voir comment leur lieu et leur outil de travail ont été vandalisés. Au nom de l'ensemble des socialistes ligériens, je dénonce avec la plus grande fermeté cet acte lâche, odieux et inadmissible que rien ne peut justifier ni même expliquer. Abasourdis et écœurés par un tel déchaînement de violence gratuite, les socialistes ligériens ne se laisseront toutefois pas intimider par ces attaques qui ne visent que les valeurs de la République et souillent la démocratie. Bien évidemment, une ou plusieurs plaintes vont être déposées dès que les constatations d'usage seront terminées. Le PS Loire remercie d'ores et déjà toutes celles et ceux qui lui ont témoigné de leur soutien ou qui l'apporteront dans les prochains jours".

Gilles Artigues, président départemental de l'UDI et premier adjoint au maire de Saint-Etienne:


"Gilles Artigues condamne avec force les agissements d'un groupe d'extrême gauche, dans les rues de notre Ville, commis hier. Aucun combat politique ne saurait justifier une telle violence. Comment peut on défendre des principes de paix et commettre des actes de haine et de guerre ? Visiblement, plusieurs individus n'étaient venus que pour en découdre avec les forces de l'ordre. J'espère qu'ils seront identifiés et sévèrement punis. Je suis très choqué également par le saccage lâche du siège du Parti Socialiste de la Loire. On peut avoir des colères mais c'est démocratiquement et dans les urnes qu'elles doivent continuer à s'exprimer en France, comme dans tous pays civilisés. Je salue le sang froid et l'efficacité des forces de police présentes ainsi que le travail de tous nos agents municipaux. J'ai aussi une pensée pour nos commerçants fortement pénalisés et qui, comme nous, n'oublierons pas ce triste samedi."


Voir la galerie photos Manifestation pour "désarmer la police"

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img_journalisteAnonyme le 23 octobre 2016 - 22h40
Départ bon enfant ??? C'eqt quoi 'bon enfant', tagger des murs, casser des vitrines ? Les fascistes de gauche ont juste montré leur vraies intentions et méthodes.

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img_journalisteAnonyme le 23 octobre 2016 - 22h25
Vu en fin d'après-midi place Fourneyron : des participants à la Manifestation, tout sourire devant les murs tagués avenue de la Libération. En tant que stéphanois, je suis révolté par ce mélange des genres. Il faudra m'expliquer de quelle façon le fait de tout bouziller en ville soutient une cause quelconque. Aujourd'hui dimanche, la ville est pleine d'immondices, les trottoirs jonchés de canettes de bière et couverts d'urine. C'est répugnant.

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img_journalisteAnonyme le 23 octobre 2016 - 17h57
300 " militants"qui viennent casser . Ils veulent désarmé la police. Ben voyons c'est tout??? Et les casseurs et les voyous etc....c'est quand leur tour

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