Solidarité

"N'oublions jamais" les déportés du Vél'd'hiv

Une vingtaine de civils étaient présents aux cotés des militaires ce dimanche, dès 9 heures, lors de la cérémonie d'hommage aux déportés du Vél'd'hiv devant la gare du Puy-en-Velay.

La plupart des élus locaux étaient là, ce dimanche 22 juillet, afin d'honorer les raflés français du Vélodrome d'hiver parisien du 16 et 17 juillet 1942 ainsi que les Justes.

Retour sur la rafle et les Justes français
Les 16 et 17 juillet 1942, les autorités allemandes organisaient avec l'aide de l'Etat français une grande rafle à l’encontre de la communauté juive de la région parisienne. Plus de 13 000 personnes - hommes, femmes et enfants - sont arrêtées et parquées dans des conditions innommables au vélodrome d’hiver à Paris. Sur les 13152 arrestations on peut compter seulement une vingtaine de rescapés dont aucun enfant.
Etre juste parmi la nation est à l'heure actuelle la plus haute distinction honorifique délivrée par l’État d’Israël à des civils. Il s'agit de récompenser et d'honorer les Justes parmi les nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs lors de la seconde guerre mondiale.

La cérémonie du respect
A l'occasion des 70 ans de cette rafle, une cérémonie du souvenir était organisée ce dimanche 22 juillet, au Puy-en-Velay, devant la gare. Malgré l'arrivée tardive des gerbes de fleurs, aucun militaire, ni aucun civil, n'a bougé d'un centimètre. Le respect était le maître mot. Après le dépôt de gerbes et un « aux morts » très solennel, le Rabbin prend place au micro et débute une prière d'abord en hébreux puis en français. Une minute de silence est observée, seule la marseillaise résonne ensuite devant la gare ponote. Vient alors, la lecture du message ministériel, qui avance le respect que le peuple français et tout autre citoyen doivent à « ces voix sans sépultures ».

Le mémoire ne suffit plus

Selon un sondage commandé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), entre 57 et 67% des jeunes de moins de 35 ans ne savent pas ce qu'est la Rafle du Vél d'hiv.

Malgré la plaque commémorative de la gare vellave où l'on peut lire « La République Française en hommage aux victimes des persécutions antisémites et des crimes contre l'humanité commis sous l'autorité de faite « du gouvernement de l'Etat français » 1940-1945, N'oublions Jamais », Jean-Jacques Azoulai, président de l'association culturelle israélite Loire- Haute Loire, rappelle la rafle, l'inhumanité, la collaboration française mais surtout les tueries qui ont toujours lieu à l'heure actuelle, telles que celle de Toulouse cette année ou encore l'attentat de 95 à Villeurbanne. Même si le devoir de mémoire de beaucoup de monde est toujours là, la haine des juifs et la xénophobie en général de manière générale n'ont pas disparu au profit de la tolérance.

 

Laetitia Achilli